Les leaders populistes
<div>Losqu'il était maire de la ville de Davao, il était surnommé Dirty Harry pour sa politique sécuritaire brutale. Président des Philippines depuis 2016, <b>Rodrigo Duterte</b> appelle à la liquidation des trafiquants de drogue et des toxicomanes. Admiré ou haï pour sa rhétorique vulgaire et colérique, il n’hésite pas à traiter certains chefs d’Etat, comme Barack Obama, de "fils de pute".</div>
<div>Dirigeant le plus suivi sur Instagram, <b>Narendra Modi</b> est un adepte de la communication directe via les réseaux sociaux. Proche de groupes paramilitaires et chef de file des nationalistes hindous, le Premier ministre a cautionné leurs discours islamophobes, leurs attaques contre la presse et la répression de la minorité musulmane (plus de 170 millions d’habitants)</div>
<div>Surnommé "Tonton Xi" par le grand public, le leader chinois <b>Xi Jinping</b> dirige son pays d’une main de fer. Adversaires politiques et défenseurs des droits de l’homme sont muselés par une censure omniprésente. Au printemps 2018, Xi Jinping a obtenu une modification de la Constitution chinoise qui lui permettrait de demeurer président à vie. Après la mise au pas de Hongkong, à quand Taïwan ?</div>
<div>Ancien chauffeur de bus et syndicaliste, <b>Nicolás Maduro</b> est l'héritier direct du Mouvement révolutionnaire bolivarien créé par Hugo Chavez. Alors que le pays est plongé dans une crise économique sans précédent, Nicolás Maduro réprime toute contestation et limite les pouvoirs du Parlement. L’armée vénézuélienne lui reste fidèle jusqu’ici. Son investiture pour un second mandat est contestée en 2019 par l’opposition, qui a échoué à le renverser.</div>
<div><b>Jair Bolsonaro</b> est depuis le 1er janvier 2019 président de la République fédérative du Brésil. Il s’est distingué durant la campagne par ses prises de position misogynes, homophobes, racistes et en faveur du port d'armes. Ancien capitaine de l'armée de Terre, il évoque régulièrement sa nostalgie de la dictature militaire brésilienne de 1964-1985.</div>
<div>Une femme parmi ces hommes forts : <b>Marine Le Pen</b>, présidente du Rassemblement national en France, anciennement Front National. Candidate à l’élection présidentielle de 2017, elle a affronté Emmanuel Macron au second tour, en récoltant près de 34% des voix. Son programme portait essentiellement sur un rejet de l’immigration et de l'Union européenne.</div>
<div>Leader de la "Lega", parti populiste d’extrême droite, <b>Matteo Salvini</b> est entré au gouvernement italien en 2018. Il a fait de la réduction de l’immigration l’un de ses principaux objectifs politiques. Il a interdit aux navires humanitaires l’accès aux côtes italiennes et réclamé la condamnation de maires ayant accueillis des migrants clandestins. Sa coalition avec le mouvement 5 étoiles éclate en 2019. Matteo Salvini, écarté du gouvernement, poursuit une politique populiste en tant que sénateur.</div>
<div>Il incarne en Europe "la démocratie illibérale", le Premier ministre hongrois <b>Viktor Orbán</b>, leader du parti populiste anti-migrants "Fidesz", est élu en 2010. Le Parlement européen lui reproche sa politique de fermeture totale des frontières, ses attaques contre la liberté de la presse et l'indépendance de la justice.</div>
<div>Figure d'un certain populisme de gauche, <b>Jean-Luc Mélenchon</b> a fondé "La France insoumise" en 2016. Il prône "la révolution citoyenne" et se confronte régulièrement aux médias traditionnels. Il a recueilli près de 20% des suffrages à l’élection présidentielle de 2017. Jean-Luc Mélenchon annonce sa candidature pour 2022, sous réserve de l'obtention de 150'000 signatures.</div>
<div>Businessman et star de la télé-réalité américaine, <b>Donald Trump</b> est élu président des États-Unis en 2016. Il ne lui manque que quelques centaines de milliers de voix dans 4 États pour être réélu en 2020. Malgré l’exercice d’un pouvoir chaotique, malgré ses excès, ses outrances, en bousculant les règles élémentaires de la démocratie et malgré sa gestion de la pandémie de Covid-19, Trump a récolté davantage de suffrages qu'il y a 4 ans face à Hillary Clinton. Il ne sera (sans doute) pas réélu, mais le trumpisme restera.</div>
<div>Surnommé le "nouveau sultan", <b>Recep Tayyip Erdogan</b> est à la tête de la Turquie depuis 2014, après 11 ans au poste de Premier ministre. A la suite de la tentative de coup d'Etat de 2016 menée par une faction de l'armée, le président turc a modifié la Constitution pour renforcer ses prérogatives, a suspendu la Convention des droits de l'homme. Des purges de grande ampleur se poursuivent encore parmi l'opposition, les institutions et les médias.</div>
<div>Au pouvoir depuis 20 ans en Russie, dont 4 ans comme Premier ministre, <b>Vladimir Poutine </b>détient une longévité record, sans précédent depuis Staline. Il renforce son contrôle sur l'opposition, limite la liberté de la presse et des ONG. Les ravages du Covid-19, l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny et les mouvements de protestation dans l'extrême-orient russe ne semblent pas l'avoir ébranlé.</div>

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