Les Etats présents le 11 janvier à Paris toujours "Charlie"?
L'IRLANDE. Présent : Enda Kenny, Premier ministre irlandais. Contrairement aux autres pays européens qui conservent une ancienne loi condamnant le blasphème, la législation irlandaise sur le sujet a été votée en 2010. Même si elle n'a jamais été appliquée, elle prend une résonance particulière depuis une semaine. (Photo: En Irlande en 2010) referentiel.nouvelobs.com
L'ALLEMAGNE. Présente: Angela Merkel, Chancelière. Contrairement à la majorité des pays européens, l'Allemagne conserve une loi faisant du blasphème un délit. Mais elle n'est pas la seule. 7 autres pays européens conservent une telle législation : l'Irlande, la Grèce, les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark, l'Espagne et la Pologne.
LE SENEGAL. Présent : Macky Sall, président. Mais dès mercredi, ce dernier a demandé l'interdiction "par tout moyen", de la diffusion du dernier Charlie Hebdo ainsi que de l’édition du jour de Libération, qui reprenait la une avec Mahomet. Il s’est justifié en expliquant que la liberté d’expression "ne doit pas entraîner vers ce qu’on peut considérer comme une provocation, tout à fait inutile."
LE NIGER. Présent : Mahamadou Issoufou. Pourtant, jeudi, le gouvernement nigérien a "condamné avec véhémence la caricature de Mahomet en une du dernier numéro de l’hebdomadaire satirique français", dans un communiqué officiel. Et la diffusion de Charlie Hebdo a été interdite dans le pays.
LA JORDANIE. Présents : Le roi Abdallah II de Jordanie et sa femme Rania al-Yassin. Abdallah II a cependant dénoncé, jeudi, la caricature de Mahomet en une de Charlie Hebdo, qu’il considère comme "un comportement condamnable, irresponsable et inconscient". (Photo: 2.500 manifestants ont défilé sous haute surveillance le 16 jan. AFP PHOTO / KHALIL MAZRAAWI) referentiel.nouvelobs.com
LA TURQUIE. Présent : Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Pourtant, lui-même a dénoncé une "grave provocation" de "Charlie" lors de la sortie du nouveau numéro et souligné que "la liberté de la presse ne signifie pas la liberté d'insulter". La justice turque a ouvert une enquête à la suite de la publication de la caricature controversée du journal dans le quotidien d'opposition "Cumhuriyet" et ordonné le blocage des sites qui la publieraient.
LA RUSSIE. Présent : Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères. Depuis les attentats français, la Russie a encore montré son manque d'attachement à la liberté d'expression. Deux militants ont d'ailleurs été condamnés pour avoir brandi une pancarte "Je suis Charlie" : un retraité de 75 ans, Vladimir Ionov, condamné à 20.000 roubles d’amende et un autre manifestant, Marc Galperin, condamné à 38 jours d’enfermement alors même que des militants ultra-religieux qui avaient sortis des pancartes "les blasphémateurs de France ont reçu la punition qu’ils méritaient" n’ont, quant à eux, pas été inquiétés. (Photo: en une de "Komsomolskaya Pravda", la thèse d'un complot américain) referentiel.nouvelobs.com
L'ARABIE SAOUDITE. Présent : Nizar al-Madani, numéro deux de la diplomatie de Riyad. Une représentation de second rang, mais une représentation quand même pour un pays qui très loin de tout respect de la liberté d'expression. Au même moment, le blogueur Raef Badaoui (en photo) était condamné pour "insulte à l'islam", se voyant infliger le 9 janvier les 50 premiers coups de fouet d'une sentence en comptant 1.000 répartis sur 20 semaines. (Photo Amnesty International) referentiel.nouvelobs.com
L'EGYPTE. Présent : Sameh Choukry, ministre des Affaires étrangères. L'Egypte est, depuis la révolution de 2011, l'un des pays ayant le plus recours à ses lois anti-blasphème. Les défenseurs des droits de l'Homme font ainsi état d'affaires de blasphème impliquant 63 personnes en 2011 et 2012, visant de façon disproportionnée la minorité chrétienne.
LE GABON. Présent : Ali Bongo Ondimba, président. Dès la connaissance de l'attentat contre "Charlie Hebdo", Ali Bongo a réagi fermement, accusant les auteurs d'avoir "trahi l’islam, déshonoré le prophète Mohamed et tourné le dos à Dieu". Mais sa présence à la manifestation a fait grincer des dents. Le Gabon occupe en effet la 98è place du classement de RSF sur la liberté de la presse !
LA PALESTINE. Présent : Mahmoud Abbas, président. L'insulte à la religion est considérée en Palestine comme un délit, délit qui a déjà mené des personnes en prison. La présence de Mahmoud Abbas peut donc, par ce côté, paraître un peu incongrue à la manifestation des "Charlie". Le jeune blogueur palestinien Waleed Al-Husseini (photo), arrêté en 2010 à Qalqilya pour avoir défendu ses positions athées sur son blog et sur Facebook, et réfugié aujourd'hui à Paris était d'ailleurs présent lui-aussi dans la manifestation. grasset.fr
LA GRECE. <br />Présent : Antonis Samaras, Premier ministre. Si Athènes ne l&apos;applique plus, elle conserve dans sa législation une condamnation du blasphème. Comme 7 autres pays européens.
LES PAYS-BAS. <br />Présent : Mark Rutte, premier ministre.Si les Pays-Bas ne l&apos;appliquent plus, ils conservent dans leur législation, une loi qui fait du blasphème un délit. Comme 7 autres pays européens.
L&apos;ESPAGNE.<br />Présent : Mariano Rajoy, chef du gouvernement. Si Madrid ne l&apos;applique plus, l&apos;Espagne conserve dans sa législation un délit de blasphème. (photo: à Madrid, hommage aux dessinateurs de &quot;Charlie&quot;. JAVIER SORIANO / AFP) referentiel.nouvelobs.com
LE DANEMARK.<br />Présente : Premier ministre Helle Thorning-Schmidt.<br />Comme 7 autres pays européens, le Danemark conserve une loi qui fait du blasphème un délit. Une loi qui n&apos;est plus appliquée dans le pays depuis de nombreuses années.
HONGRIE. Présent : Viktor Orban, président (Photo). La présence du président hongrois à la manifestation parisienne a fait couler beaucoup d&apos;encre, ce dernier ayant fait adopter dans son pays des lois sur les médias considérées comme &quot;liberticides&quot;. Certains en ont profité pour souligner le fait que la présence du président l&apos;engageait à revenir sur ses réformes… Aucune réaction à ce jour. referentiel.nouvelobs.com
ISRAEL.<br />Présent : Benyamin Netanyahou, Premier ministre.<br />L&apos;Etat hébreu conserve lui aussi dans son code pénal une loi punissant &quot;l&apos;insulte envers une religion&quot;. A la clé, une peine possible de trois ans de prison.<br />

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