Les mafias italiennes: <br /><br />La &apos;Ndrangheta (Calabre), la Camorra (Naples) et la Cosa Nostra (Sicile) sont les principales organisations criminelles en Europe occidentale.<br /><br />Elles utilisent le sud de la France comme base arrière pour leurs fugitifs. La seconde génération implantée en France reproduit les schémas criminels d&apos;origine et développe des liens avec le milieu traditionnel français.<br /><br />Les membres des mafias italiennes apparaissent en France dans des infractions liées au BTP, à l&apos;immobilier, à la restauration, au faux-monnayage. Ils pratiquent le blanchiment d&apos;argent et la corruption.<br />
Groupes criminels albanophones: <br /><br />Leur venue en France a été facilitée par l&apos;exemption de visa pour les détenteurs de passeports biométriques albanais et l&apos;utilisation abusive par les criminels kosovars du statut de demandeurs d&apos;asile, note le rapport du Sirasco.<br /><br />Le nombre de détenus albanais en France a triplé entre mars 2011 et janvier 2014, passant de 94 à 313. <br /><br />Ils sont surtout impliqués dans les cambriolages et le trafic de stupéfiants (héroïne et cocaïne).<br />
Organisations criminelles balkaniques: <br /><br />Ces organisations criminelles profitent des faiblesses structurelles et de la corruption des Etats de la région.<br /><br />Ses membres se sont spécialisés dans les cambriolages, la cybercriminalité, les trafics d&apos;armes, d&apos;êtres humains et de stupéfiants. Au 1er janvier 2014, 2.709 personnes originaires des Balkans sont incarcérées en France, soit 22,5% de plus qu&apos;en 2013.<br />
Groupes criminels roumains:<br /><br />En zone police, 20.493 Roumains ont été mis en cause en 2012 contre 8.597 en 2008 (+140%). Par ailleurs, le nombre de détenus a doublé entre 2010 (851) et 2014 (1.631).<br /><br />Les groupes criminels roumains se livrent au trafic d&apos;êtres humains à des fins d&apos;exploitation sexuelle et/ou de mendicité.<br /><br />La prostitution roumaine a tendance a délaisser la voie publique au profit de &quot;city tours&quot; en hôtels dont les annonces sont gérées par internet depuis la Roumanie par des membres du réseau.<br /><br />Ils sont aussi actifs dans la fraude à la carte bancaire où ils expérimentent de nouveaux modes opératoires.<br />
Groupes criminels bulgares:<br /><br />La mafia bulgare est connue en France pour son activité dans la cybercriminalité, le proxénétisme, les atteintes aux biens et les vols à l&apos;étalage.<br /><br />Au 1er janvier 2014, le nombre de Bulgares incarcérés était de 159 contre 170 en 2013.<br />
Groupes criminels turcophones: <br /><br />Ils sont plutôt discrets et principalement implantés dans l&apos;Est de la France. Ils affichent des activités légales (petits commerces, restauration rapide, BTP) mais sont impliqués dans l&apos;importation d&apos;héroïne, les infractions économiques et financières, les fraudes fiscales et sociales. <br />
Organisations criminelles russophones: <br /><br />Elles sont apparues dans les années 1990 après la chute du mur de Berlin. &quot;Les mafias russophones ont rapidement profité des opportunités que leur offrait notre pays, moins pour commettre des méfaits que pour placer leurs nouvelles fortunes dans des investissements défensifs. Oligarques ou chefs de clans russes séjournent ainsi régulièrement en France où ils possèdent des biens immobiliers&quot;, rapporte le Sirasco.<br /><br />Au milieu des années 2000, des clans géorgiens et arméniens se sont livrés à la délinquance d&apos;appropriation. Deux principaux clans géorgiens s&apos;opposent en France: Kutaïsi et Tbilissi. <br /><br />Les Géorgiens sont les plus actifs avec 2.886 individus mis en cause en 2012, contre 1.620 en 2009 (+78%). Une des conséquences des lois adoptées en Géorgie en 2005 et 2013 sur l&apos;amnistie des voleurs non reconnus comme mafieux en échange de leur départ du territoire géorgien.<br />
La criminalité organisée africaine: <br /><br />Les groupes criminels africains sont polyvalents et organisés en petites structures. <br /><br />Leurs spécialités? Trafics d&apos;êtres humains (Nigeria, Cameroun) et la cybercriminalité (tous les pays d&apos;Afrique de l&apos;ouest).<br /><br />L&apos;Afrique est la principale destination des véhicules volés en France via les ports français, espagnols et italiens.<br />
Organisations criminelles asiatiques: <br /><br />Elle est mal connue des autorités françaises. &quot;On a des difficultés à l&apos;observer de l&apos;intérieur à cause de la barrière de la culture et de la langue&quot;, souffle-t-on à la direction centrale de la police judiciaire. <br /><br />Ses spécialités? Trafic d&apos;êtres humains, prostitution, contrefaçon, blanchiment, cybercriminalité, culture indoor de cannabis, importation de précurseurs chimiques...<br /><br />Ces organisations criminelles ont développé aussi des activités de fraude fiscale permettant la fuite de capitaux non déclarés (4,5 milliards d&apos;euros en Italie en 4 ans).<br /><br />Les acteurs de ce milieu sont discrets et troublent peu l&apos;ordre publique.<br />
Les cartels latino-américains: <br /><br />L&apos;implantation sur le territoire français des organisations et cartels latino-américains est faible. En revanche, il est clairement établi que des liens et des connexions directes se font avec des trafiquants français, via les Antilles françaises, zone de liaison et de rebond. <br /><br />&quot;Des liens avec les représentants des mafias italiennes et balkaniques ont également été observés&quot;, note le rapport 2013-2014 du Sirasco.<br />

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