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L'Assommoir d'Emile Zola C’était chez celle-là qu’il allait, rue de la Goutte-d’Or. Elle logeait dans la grande maison, à gauche. Le soir, il mangeait la pot-bouille chez les Lorilleux ; c’était une économie pour tous les trois. Même, il passait chez eux les avertir de ne pas l’attendre, parce qu’il était invité ce jour-là par un ami. fr.feedbooks.com L'Assommoir
Les Linottes de Georges Courteline – Lamerlette ! il demande si je connais Lamerlette ! s’écria mon vieux camarade le peintre Théodore Maudruc, de la même voix qu’il se fût écrié : « Il demande si j’ai vu les moulins de Montmartre ou entendu parler de Christophe Colomb ! » Lamerlette ? Mais sache donc ceci, malheureux enfant que tu es, c’est que nous avons, lui et moi, fait ménage ensemble trois ans ! Nous en avions vingt, alors. Oh ! dame, ce n’est pas d’hier, encore que je le croirais volontiers, tant le passé est tout à la fois loin et proche. Quel chic garçon, ce Lamerlette, et gentil, et bon cœur, et gai !… Nous habitions rue Véron, sur la Butte, un petit atelier de trois cents francs qu’emplissait du matin au soir le vacarme de nos chansons et où nous travaillions au même modèle en nous chauffant du même bois. Car nous étions terriblement pauvres, sais-tu ; sans le sou la plupart du temps et sans pain un peu plus souvent qu’à notre tour. fr.feedbooks.com Les Linottes
Le Petit Vieux des Batignolles de Émile Gaboriau Nous étions loin, maintenant, de la déposition de la concierge de la rue Lécluse, tant il est vrai que le point de vue varie selon le quartier. Ce qui passe aux Batignolles pour une damnable coquetterie, n’est plus rue Vivienne qu’une exigence de situation. fr.feedbooks.com Le Petit Vieux des Batignolles
Donatienne de René Bazin Elle tira de son corsage la lettre du médecin. – Oh ! dit la jeune femme, boulevard Malesherbes ! Ça doit être des gens riches ! – Vous croyez ? – Oui, c’est un des beaux quartiers de Paris. Vous avez de la chance. fr.feedbooks.com Donatienne
Bel Ami de Guy de Maupassant Installé maintenant dans le petit rez-de-chaussée de la rue de Constantinople, il vivait sagement, en homme qui prépare une existence nouvelle. Ses relations avec Mme de Marelle avaient même pris une allure conjugale, comme s'il se fût exercé d'avance à l'événement prochain; et sa maîtresse, s'étonnant souvent de la tranquillité réglée de leur union, répétait en riant: "Tu es encore plus popote que mon mari, ça n'était pas la peine de changer." fr.feedbooks.com Bel-Ami
L'Épouvante de Maurice Level – Je ne pense pas… et, quand je vous aurai dit que le bouton de manchette trouvé près du cadavre a son frère jumeau sur la cheminée d’une maison portant le numéro 16 de la rue de Douai, vous reconnaîtrez comme moi, qu’il ne sera pas sans intérêt de demander à M. Coche Onésime, ce qu’il faisait dans la nuit du 13. fr.feedbooks.com L'Épouvante
– À droite !… À gauche !… Droit devant nous ! Marchez donc, sacrebleu ! Maman attend. – Quelle rue ? Les Milliards d'Arsène Lupin de Maurice Leblanc – Rue de La Baume, parallèle au boulevard Haussmann. L’auto filait en trombe. Horace n’avait jamais conduit si vite. Il faisait des tours de force. Bien souvent, depuis, il devait s’étonner de n’avoir pas accroché, capoté ou monté sur les trottoirs. fr.feedbooks.com Les Milliards d'Arsène Lupin
Bel Ami de Guy de Maupassant La place de la Trinité était presque déserte, sous un éclatant soleil de juillet. Une chaleur pesante écrasait Paris, comme si l'air de là-haut, alourdi, brûlé, était retombé sur la ville, de l'air épais et cuisant qui faisait mal dans la poitrine. Les chutes d'eau, devant l'église, tombaient mollement. Elles semblaient fatiguées de couler, lasses et molles aussi, et le liquide du bassin où flottaient des feuilles et des bouts de papier avait l'air un peu verdâtre, épais et glauque. fr.feedbooks.com Bel-Ami
Le Dossier 113 de Émile Gaboriau Là, il fit causer adroitement un garçon de bureau, et après quatre ou cinq questions absolument oiseuses en apparence, il acquit cette certitude que la maison Fauvel n’a pas d’issue rue de la Victoire et que les employés ne peuvent entrer et sortir que par la grande porte de la rue de Provence. fr.feedbooks.com Le Dossier 113
La vengeance d'une femme de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly Vers la fin du règne de Louis-Philippe, un jeune homme enfilait, un soir, la rue Basse-du-Rempart qui, dans ce temps-là, méritait bien son nom de la Rue Basse, car elle était moins élevée que le sol du boulevard, et formait une excavation toujours mal éclairée et noire, dans laquelle on descendait du boulevard par deux escaliers qui se tournaient le dos, si on peut dire cela de deux escaliers. Cette excavation, qui n’existe plus et qui se prolongeait de la rue de la Chaussée-d’Antin à la rue Caumartin, devant laquelle le terrain reprenait son niveau ; cette espèce de ravin sombre, où l’on se risquait à peine le jour, était fort mal hantée quand venait la nuit. Le Diable est le Prince des ténèbres. Il avait là une de ses principautés. Au centre, à peu près, de cette excavation, bordée d’un côté par le boulevard formant terrasse, et, de l’autre, par de grandes maisons silencieuses à portes cochères et quelques magasins de bric-à-brac, il y avait un passage étroit et non couvert où le vent, pour peu qu’il fît du vent, jouait comme dans une flûte, et qui conduisait, le long d’un mur et des maisons en construction, jusqu’à la rue Neuve-des-Mathurins. fr.feedbooks.com Les Diaboliques
Les Diaboliques de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly Vers la fin du règne de Louis-Philippe, un jeune homme enfilait, un soir, la rue Basse-du-Rempart qui, dans ce temps-là, méritait bien son nom de la Rue Basse, car elle était moins élevée que le sol du boulevard, et formait une excavation toujours mal éclairée et noire, dans laquelle on descendait du boulevard par deux escaliers qui se tournaient le dos, si on peut dire cela de deux escaliers. Cette excavation, qui n’existe plus et qui se prolongeait de la rue de la Chaussée-d’Antin à la rue Caumartin, devant laquelle le terrain reprenait son niveau ; cette espèce de ravin sombre, où l’on se risquait à peine le jour, était fort mal hantée quand venait la nuit. fr.feedbooks.com Les Diaboliques
Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux Ce soir-là, qui était celui où MM. Debienne et Poligny, les directeurs démissionnaires de l’Opéra, donnaient leur dernière soirée de gala, à l’occasion de leur départ, la loge de la Sorelli, un des premiers sujets de la danse, était subitement envahie par une demi-douzaine de ces demoiselles du corps de ballet qui remontaient de scène après avoir « dansé » Polyeucte. Elles s’y précipitèrent dans une grande confusion, les unes faisant entendre es rires excessifs et peu naturels, et les autres des cris de terreur. fr.feedbooks.com Le Fantôme de l'Opéra
Du côté de chez Swann de Marcel Proust On devait se contenter de m’envoyer chaque jour aux Champs-Élysées, sous la surveillance d’une personne qui m’empêcherait de me fatiguer et qui fut Françoise, entrée à notre service après la mort de ma tante Léonie. Aller aux Champs-Élysées me fut insupportable. Si seulement Bergotte les eût décrits dans un de ses livres, sans doute j’aurais désiré de les connaître, comme toutes les choses dont on avait commencé par mettre le « double » dans mon imagination. Elle les réchauffait, les faisait vivre, leur donnait une personnalité, et je voulais les retrouver dans la réalité ; mais dans ce jardin public rien ne se rattachait à mes rêves. fr.feedbooks.com Du côté de chez Swann
L’Argent d'Emile Zola Mais, depuis sa déconfiture, il n’avait point osé rentrer à la Bourse ; et, ce jour-là encore, un sentiment de vanité souffrante, la certitude d’y être accueilli en vaincu, l’empêchait de monter les marches. Comme les amants chassés de l’alcôve d’une maîtresse, qu’ils désirent davantage, même en croyant l’exécrer, il revenait fatalement là, il faisait le tour de la colonnade sous des prétextes, traversant le jardin, marchant d’un pas de promeneur, à l’ombre des marronniers. Dans cette sorte de square poussiéreux, sans gazon ni fleurs, où grouillait sur les bancs, parmi les urinoirs et les kiosques à journaux, un mélange de spéculateurs louches et de femmes du quartier, en cheveux, allaitant des poupons, il affectait une flânerie désintéressée, levait les yeux, guettait, avec la furieuse pensée qu’il faisait le siège du monument, qu’il l’enserrait d’un cercle étroit, pour y rentrer un jour en triomphateur. fr.feedbooks.com L’Argent
Amours Délices et Orgues de Alphonse Allais Ainsi, hier, subitement bourrelé de remords à l’idée qu’il n’a pas donné de ses nouvelles à ses braves parents depuis près d’un an, il a crié, dans une brasserie du boulevard de Strasbourg : – Garçon, de quoi écrire ! Voici le résultat : Je vous écris, mes chers parents, Pour vous donner de mes nouvelles. Je n’ l’ai pas fait depuis longtemps : Excusez-moi, nom d’une poubelle ! J’suis bien portant comme un bison Et je souhait’ que la présente Vous trouv’ tous d’ même à la maison, Car la santé, ça vaut des rentes ! fr.feedbooks.com Amours Délices et Orgues
Histoire d'un homme du peuple (suivi de Les Bohémiens sous la Révolution) Ah ! je suis revenu depuis à Paris, mais jamais je n’ai senti mon admiration et mon étonnement comme alors. Qu’on se figure une rue quatre ou cinq fois plus large que les autres, bordée de maisons magnifiques, avec des rangées de balcons qui n’en finissent plus, une rue tellement grande qu’on n’en voyait pas le bout ; et, à mesure qu’on avançait, – comme les boulevards tournent, – de nouvelles maisons, de nouveaux balcons, de nouvelles enseignes à perte de vue ! Le conducteur criait : – Boulevard Beaumarchais !… Boulevard du Calvaire !… Boulevard du Temple !… Place du Château-d’Eau !… Boulevard Saint-Martin ! Il me montrait aussi, à droite, des théâtres, des baraques, des affiches, et me disait : – La Gaîté !… L’Ambigu !… La Porte-Saint-Martin ! fr.feedbooks.com Histoire d'un homme du peuple (suivi de Les Bohémiens sous la Révolution)
Histoires incroyables de Jules Lermina Vers onze heures du matin, par un doux soleil de printemps – on était au commencement d’avril, le 2, pour bien préciser – tout à coup des hurlements éclatèrent dans la rue Montmartre, à proximité du boulevard, tandis qu’une foule de coureurs rapides, mais peu élégants, se ruaient du coin de la rue du Croissant, les uns vers le carrefour, les autres dévalant vers les Halles, mais tous glapissant des sons aigus, incohérents, à travers lesquels l’oreille déchirée cependant percevait des fragments de mots sinistres : – Le crime de l’Obélisque… D’mandez le Nouvelliste, édition spéciale. – Horribles détails. fr.feedbooks.com L'Effrayante aventure
Le Ventre de Paris de Emile Zola Les Halles gardaient leur légèreté noire, avec les mille raies de flamme des persiennes ; sous les grandes rues couvertes, du monde passait, tandis que les pavillons, au loin, restaient déserts, au milieu du grouillement grandissant de leurs trottoirs. À la pointe Saint-Eustache, les boulangers et les marchands de vin ôtaient leurs volets ; les boutiques rouges, avec leurs becs de gaz allumés, trouaient les ténèbres, le long des maisons grises. Florent regardait une boulangerie, rue Montorgueil, à gauche, toute pleine et toute dorée de la dernière cuisson, et il croyait sentir la bonne odeur du pain chaud. Il était quatre heures et demie. fr.feedbooks.com Le Ventre de Paris
La Reine Margot de Alexandre Dumas Notre lecteur n’a pas oublié que dans le chapitre précédent il a été question d’un gentilhomme nommé La Mole, attendu avec quelque impatience par Henri de Navarre. Ce jeune gentilhomme, comme l’avait annoncé l’amiral, entrait à Paris par la porte Saint-Marcel vers la fin de la journée du 24 août 1572, et jetant un regard assez dédaigneux sur les nombreuses hôtelleries qui étalaient à sa droite et à sa gauche leurs pittoresques enseignes, laissa pénétrer son cheval tout fumant jusqu’au cœur de la ville, où, après avoir traversé la place Maubert, le Petit-Pont, le pont Notre-Dame, et longé les quais, il s’arrêta au bout de la rue de Bresec, dont nous avons fait depuis la rue de l’Arbre-Sec, et à laquelle, pour la plus grande facilité de nos lecteurs, nous conserverons son nom moderne. fr.feedbooks.com La Reine Margot
La Princesse de Clèves de Madame de la Fayette Ce mariage s'acheva, la cérémonie s'en fit au Louvre; et le soir, le roi et les reines vinrent souper chez madame de Chartres avec toute la cour, où ils furent reçus avec une magnificence admirable. Le chevalier de Guise n'osa se distinguer des autres, et ne pas assister à cette cérémonie; mais il y fut si peu maître de sa tristesse, qu'il était aisé de la remarquer. fr.feedbooks.com La Princesse de Clèves
La Dame aux Camélias de Alexandre Dumas (fils) Au lieu de déjeuner au café Foy, au coin du boulevard, comme j'avais l'habitude de le faire, je préférai aller déjeuner au Palais-Royal et passer par la rue d'Antin. Chaque fois que de loin j'apercevais une femme, je croyais voir Nanine m'apportant une réponse. Je passai rue d'Antin sans avoir même rencontré un commissionnaire. J'arrivai au Palais-Royal, j'entrai chez Véry. Le garçon me fit manger ou plutôt me servit ce qu'il voulut, car je ne mangeai pas. fr.feedbooks.com La Dame aux Camélias
Fort comme la mort de Guy de Maupassant Quand on eut pris la duchesse, rue de Varenne, ils filèrent vers les Invalides, traversèrent la Seine et gagnèrent l’avenue des Champs-Élysées en montant vers l’Arc de Triomphe de l’Étoile, au milieu d’un flot de voitures. fr.feedbooks.com Fort Comme la Mort
Alcools de Guillaume Apollinaire Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine fr.feedbooks.com Alcools
Armance de Stendhal On visita le monument d’Abailard, l’obélisque de Masséna ; on chercha la tombe de Labédoyère. Octave vit le lieu où repose la jeune B*** et lui donna des larmes. fr.feedbooks.com Armance
Les rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau Le jeudi 24 octobre 1776, je suivis après dîner les boulevards jusqu'à la rue du Chemin-Vert par laquelle je gagnai les hauteurs de Ménilmontant, et de là prenant les sentiers à travers les vignes et les prairies, je traversai jusqu'à Charonne le riant paysage qui sépare ces deux villages, puis je fis un détour pour revenir par les mêmes prairies en prenant un autre chemin. Je m'amusais à les parcourir avec ce plaisir et cet intérêt que mont toujours donnés les sites agréables, et m'arrêtant quelquefois à fixer des plantes dans la verdure. fr.feedbooks.com Les rêveries du promeneur solitaire
La force qui l’entraîne est tellement irrésistible qu’il ne peut détourner la tête et reprendre haleine que dans la cour de la Bastille. Appuyé contre le mur, il fait un effort et regarde autour de lui ; Jacques trois est à son côté ; Mme Defarge, toujours à la tête des femmes, et le couteau à la main, s’aperçoit à peu de distance. Tout n’est que vacarme, joie délirante, folle ivresse, bruit assourdissant, pantomime effrénée. « Les prisonniers ! – Les archives ! – Les oubliettes ! – Les instruments de torture ! » fr.feedbooks.com Paris et Londres en 1793 - Le Marquis de Saint-Évremont
L'Assassinat du Pont-rouge de Charles Barbara Je possède, rue Saint-Louis-en-l'Île, près du Pont-Rouge, une maison dont le rez-de-chaussée est une véritable non-valeur. Il paraît que c'est inhabitable. Les gens qui consentent à loger là sont de ceux qui payent rarement leurs termes. Si vous pouvez vous en arranger, je vous en donne gratis la jouissance : ça sera toujours autant d'économie. fr.feedbooks.com L'Assassinat du Pont-rouge
L'Affaire Lerouge de Émile Gaboriau Mai avait donné à son cocher l’ordre de le conduire à la place d’Italie, et lui avait surtout recommandé de s’arrêter court au beau milieu de la place, à cent pas de ce poste où il avait été enfermé avec la veuve Chupin. fr.feedbooks.com L'Affaire Lerouge
Le Père Goriot de Honoré de Balzac - Et vous croyez, s'écria ce féroce logicien, qu'un jeune homme à la mode peut demeurer rue Neuve-Sainte-Geneviève, dans la Maison-Vauquer ? pension infiniment respectable sous tous les rapports, certainement, mais qui n'est rien moins que fashionable. Elle est cossue, elle est belle de son abondance, elle est fière d'être le manoir momentané d'un Rastignac ; mais, enfin, elle est rue Neuve-Sainte-Geneviève, et ignore le luxe, parce qu'elle est purement patriarchalorama. fr.feedbooks.com Le Père Goriot
Thérèse Raquin de Emile Zola Il y avait près de deux ans que les amants ne s’étaient trouvés enfermés dans la même chambre, sans témoins, pouvant se livrer l’un à l’autre. Ils n’avaient plus eu de rendez-vous d’amour depuis le jour où Thérèse était venue rue Saint-Victor, apportant à Laurent l’idée du meurtre avec elle. Une pensée de prudence avait sevré leur chair. À peine s’étaient-ils permis de loin en loin un serrement de main, un baiser furtif. Après le meurtre de Camille, lorsque de nouveaux désirs les avaient brûlés, ils s’étaient contenus, attendant le soir des noces, se promettant des voluptés folles, lorsque l’impunité leur serait assurée. fr.feedbooks.com Thérèse Raquin
La Main froide de Fortuné du Boisgobey Ceux-là arborent des coiffures étranges,fument la pipe en buvant des bocks devant les cafés de la rue Soufflot, font queue au théâtre de Cluny, dansent à la Closerie des Lilas et croient fermement que l’univers finit au petit bras de la Seine. fr.feedbooks.com La Main froide
Les Misérables - Tome IV - L'idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis de Victor Hugo Elle attendait tous les jours l’heure de la promenade avec impatience, elle y trouvait Marius, se sentait indiciblement heureuse, et croyait sincèrement exprimer toute sa pensée en disant à Jean Valjean : – Quel délicieux jardin que ce Luxembourg ! fr.feedbooks.com L'idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis
Là-bas de Joris-Karl Huysmans - Quelle abominable construction! se dit-il, en contemplant l'église; quand on songe que ce carré, flanqué de deux tours, ose rappeler la forme de la façade de Notre-dame! Et quel gâchis! Poursuivit-il, en examinant les détails. Du parvis au premier étage, il y a des colonnes doriques, du premier au deuxième, des colonnes ioniques à volutes; enfin, de la base au sommet de la tour même, des colonnes corinthiennes, à feuilles d'acanthe. Que peut bien signifier ce salmigondis d'ordres païens pour une église? Et encore cela n'existe que pour la tour habitée par les cloches; l'autre n'est même pas terminée, mais demeurée à l'état de tube fruste, elle est moins laide! fr.feedbooks.com Là-bas
Le petit chose d'Alphonse Daudet Au moment où j'ouvrais, midi sonnait partout. La grosse tour de Saint-Germain tinta la première ses douze coups de l'angélus à la suite, presque dans mon oreille. Par la fenêtre ouverte, les grosses notes lourdes tombaient chez Jacques trois par trais, se crevaient en tombant comme des bulles sonores et remplissaient de bruit toute la chambre. À l'angélus de Saint-Germain, les autres angélus de Paris répondirent sur des timbres divers… En bas, Paris grondait, invisible… Je restai là un moment à regarder luire dans la lumière les dômes, les flèches, les tours ; puis tout à coup, le bruit de la ville montant jusqu'à moi, il me vint je ne sais quelle folle envie de plonger, de me rouler dans le bruit, dans cette foule, dans cette vie, dans ces passions, et je me dis avec ivresse : « Allons voir Paris ! » fr.feedbooks.com Le Petit Chose
A Rebours de Huysmans En écoutant enfin les plaintes du vent engouffré sous les arches et le bruit sourd des omnibus roulant, à deux pas, au-dessus de vous, sur le pont Royal, l'illusion de la mer est indéniable, impérieuse, sûre. fr.feedbooks.com À Rebours
La Duchesse de Langeais de Honoré de Balzac Ce que l'on nomme en France le faubourg Saint-Germain n'est ni un quartier, ni une secte, ni une institution, ni rien qui se puisse nettement exprimer. fr.feedbooks.com La Duchesse de Langeais
Armance de Stendhal Un mouvement instinctif le précipita vers le château. Il sentait confusément que raisonner avec lui-même était le plus grand des maux ; mais il avait vu quel était son devoir, et il comptait se trouver le courage nécessaire pour accomplir les actions qui se présenteraient quelles qu’elles fussent. Il justifia son retour au château, que lui inspirait l’horreur de se trouver seul, par l’idée que quelque domestique pouvait arriver de Paris, et dire qu’on ne l’avait pas vu dans la rue Saint-Dominique, ce qui aurait pu faire découvrir sa folie et donner de l’inquiétude à sa mère. fr.feedbooks.com Armance
Le Nabab de Alphonse Daudet C’était, sur le quai d’Orsay tout à côté de l’ambassade d’Espagne, dont les longues terrasses faisaient suite aux siennes, un magnifique palais ayant son entrée principale rue de Lille et une porte sur le bord de l’eau. Entre deux hautes murailles revêtues de lierre, reliées entre elles par d’imposants arcs de voûte, le coupé fila comme une flèche, annoncé par deux coups d’un timbre retentissant qui tirèrent Jenkins de l’extase où la lecture de son journal semblait l’avoir plongé. fr.feedbooks.com Le Nabab
La Cousine Bette de Honoré de Balzac Vers le milieu du mois de juillet de l’année 1838, une de ces voitures nouvellement mises en circulation sur les places de Paris et nommées des milords cheminait, rue de l’Université, portant un gros homme de taille moyenne, en uniforme de capitaine de la garde nationale. fr.feedbooks.com La Cousine Bette
L’Éducation Sentimentale de Gustave Flaubert Les tertres de gazon étaient couverts de menu peuple. On apercevait des curieux sur le balcon de l’Ecole Militaire ; et les deux pavillons en dehors du pesage, les deux tribunes comprises dans son enceinte, et une troisième devant celle du Roi se trouvaient remplies d’une foule en toilette qui témoignait, par son maintien, de la révérence pour ce divertissement encore nouveau. Le public des courses, plus spécial dans ce temps-là, avait un aspect moins vulgaire ; c’était l’époque des sous-pieds, des collets de velours et des gants blancs. Les femmes, vêtues de couleurs brillantes, portaient des robes à taille longue, et assises sur les gradins des estrades, elles faisaient comme de grands massifs de fleurs, tachetés de noir, çà et là, par les sombres costumes des hommes. Mais tous les regards se tournaient vers le célèbre Algérien Bou-Maza, qui se tenait impassible, entre deux officiers d’état-major, dans une des tribunes particulières. Celle du Jockey -Club contenait exclusivement des messieurs graves. fr.feedbooks.com L’Éducation Sentimentale
Messieurs les-ronds-de-cuir de Georges Courteline Les vagues rougeurs de lourds et funèbres rideaux, tirés devant les fenêtres, masquaient les jardins de l’hôtel Prah en bordure sur la rue Vaneau, de l’autre côté de la chaussée. fr.feedbooks.com Messieurs les-ronds-de-cuir
Au Bonheur des Dames de Emile Zola Toute une file de fiacres l’empêchait de quitter le trottoir du Bonheur des Dames. Quand elle put se hasarder entre les roues, elle traversa la place Gaillon, comme si elle avait voulu gagner la rue Louis-le-Grand ; puis, elle se ravisa, descendit vers la rue Saint-Roch. Mais elle n’avait toujours aucun projet, car elle s’arrêta à l’angle de la rue Neuve-des-Petits-Champs, qu’elle finit par suivre, après avoir regardé autour d’elle d’un air indécis. Le passage Choiseul s’étant présenté, elle y entra, se trouva rue Monsigny sans savoir comment, retomba dans la rue Neuve-Saint-Augustin. fr.feedbooks.com Au Bonheur des Dames
La Dame d'Auteuil de Pierre Zaccone – La rue de l’Ouest est le quartier de Paris qui ressemble le plus à une petite ville de province, poursuivit Lucien ; tout le monde se connaît, et il est bien difficile d’y cacher son existence pendant longtemps. fr.feedbooks.com La Dame d'Auteuil